Lors de la conférence Women Deliver 2026, une session phare organisée par Sonke Gender Justice, Hivos, Care International et Nawi Collective a souligné que la réalisation des droits en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs (SRHR) nécessite une approche économique féministe centrée sur les économies de soins. Les intervenants, dont Boemo Sekgoma du Forum parlementaire de la SADC et Memory Kachambwa de FEMNET, ont fait valoir que les SRHR ne peuvent être dissociés de la justice économique, car le fardeau disproportionné du travail de soins non rémunéré qui pèse sur les femmes africaines limite leur autonomie et contribue à des taux élevés de mortalité maternelle ainsi qu’à une vulnérabilité accrue à la violence sexiste. La discussion a appelé à une transformation structurelle, exhortant les mécanismes financiers mondiaux tels que les droits de tirage spéciaux (DTS) à être réorientés vers le renforcement des systèmes de santé publique, la reconnaissance du travail de soins non rémunéré et le financement des services de santé et de droits sexuels et reproductifs, passant ainsi d’une inclusion symbolique à une véritable autonomisation économique féministe.