De nombreuses écrivaines d’Afrique subsaharienne
ont été confrontées à une double exclusion dans
leur écriture, du fait qu’elles appartiennent
à un pays du tiers-monde et simplement parce qu’elles sont
des femmes.
L’espace autobiographique de l’œuvre d’Aoua Keita
révèle sa conscience politique ainsi qu’une
expression délibérée des difficultés
à écrire activement sur les problèmes sociaux
et la sexualité des femmes de sa génération.
Dans l’œuvre de Mariama Bâ – dont certains
aspects textuels seront mis en évidence –, ainsi que
dans son militantisme associatif, ce qui ressort, c’est
son engagement en faveur du féminisme, la situation
des femmes musulmanes dans les pays africains et la
souffrance silencieuse de tant de femmes soumises à
une forte tradition patriarcale. Cela apparaît comme un
reflet du débat entre tradition et
modernité dans la quête de liberté des femmes.
Ces deux écrivaines peuvent être considérées comme deux pionnières
qui ont placé la barre plus haut et sont
des précurseurs dans la promotion des femmes africaines
dans leur lutte pour l’obtention de leurs droits.