La justice reproductive, un concept développé par les femmes de couleur aux États-Unis (notamment par SisterSong), va au-delà du cadre traditionnel du « droit à l'avortement » en intégrant les droits humains, l'intersectionnalité des oppressions (race, classe sociale, genre) et la justice sociale. Elle ne se limite pas au droit à l'avortement, mais vise à garantir que chaque individu dispose du pouvoir social, économique et politique nécessaire pour prendre des décisions concernant son corps, sa sexualité et sa reproduction, tout en étant en mesure d'élever ses enfants dans un environnement sûr et sain. Cette approche identifie « l’oppression reproductive » comme le contrôle systémique des corps par l’État et la société, et propose une stratégie globale qui relie la santé reproductive, les droits juridiques et l’activisme communautaire afin de lutter contre les inégalités structurelles et de construire un mouvement inclusif.