Cet article revient sur la décision historique rendue en janvier 2026 par la Cour suprême indienne, qui a inscrit la santé menstruelle parmi les droits fondamentaux garantis par la Constitution, imposant ainsi la mise à disposition gratuite de serviettes hygiéniques, de toilettes et d’une éducation à ce sujet dans les écoles. Les auteurs font toutefois valoir que cette approche axée sur « l’hygiène » ne répond pas aux exigences d’un véritable cadre de « dignité menstruelle », car elle exclut les jeunes non scolarisés, néglige les besoins des personnes transgenres, privilégie les produits à usage unique et ne prévoit ni financement spécifique ni perspective sur l’ensemble du cycle de vie.